Il est établi du Prophète صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ qu’il a dit :
« Le combattant (mujāhid) est celui qui lutte contre son âme pour la Face d’Allah. » (1).
(Ainsi, lorsque l’âme convoite l’illicite et y appelle, il est ordonné de la réprimer et de la combattre) (2), tout comme il est prescrit de combattre ceux, parmi les gens, qui ordonnent les désobéissances à Allah et y invitent. Or l’homme a bien plus besoin de livrer le jihâd contre son âme que contre eux : le premier constitue pour lui une obligation individuelle, tandis que le second n’est qu’une obligation collective. La patience dans ce jihâd fait partie des meilleures œuvres, car ce jihâd est, en réalité, l’essence même de l’autre ; être patient ici revient donc à être patient dans ce jihâd-là.
De même, il a dit :
« L’émigrant (muhājir) est celui qui abandonne les mauvaises actions. » (3).
(Quiconque délaisse ce qu’Allah a interdit puis lutte contre son âme) (4) ne sera loué qu’à condition de l’avoir dominée, contrairement au (jihâd contre les mécréants) (5), car il est