le toucher ; les deux pieds commettent la fornication et leur fornication est la marche, le cœur convoite et désire, et la partie intime confirme cela ou le dément » (1).
De même, il est rapporté dans le Ṣaḥîḥ que la parole du Très-Haut :
« En vérité, les bonnes œuvres effacent les mauvaises » [Hûd : 114]
a été révélée à propos d’un homme qui avait obtenu d’une femme tout sauf l’acte sexuel, puis il regretta (et vint repentant, alors Allah – exalté soit-Il – fit descendre ce verset) (2).
Dans cette affaire, le musulman a besoin de craindre Allah et d’interdire à son âme la passion, comme l’a dit le Très-Haut :
« Quant à celui qui aura craint de comparaître devant son Seigneur et aura interdit à son âme ses passions, le Paradis sera certes son refuge » [An-Nâziʿât : 40-41] (3).
Le simple fait de ressentir la passion et le désir n’est pas puni ; c’est plutôt le fait de les suivre (et de les mettre à exécution) (4)(5) qui entraîne la sanction. Ainsi, si l’âme convoite (et désire) (6) et que la personne la réprimande, cette réprimande est une adoration envers Allah Très-Haut et une œuvre pie pour laquelle elle sera récompensée (7).