comme on blanchit un vêtement blanc de toute souillure. Ô Allah, éloigne-moi de mes fautes comme Tu as éloigné l’Orient de l’Occident. » (1)
C’était là l’invocation qu’il prononçait lors de l’ouverture de la prière (istiftâḥ) ainsi qu’au moment où il se redressait de l’inclination (rukûʿ).
De même, dans le ḥadith authentique, lorsque le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – accomplit la prière funéraire pour un défunt, il dit : « Ô Allah, lave-le avec de l’eau, de la neige et de la grêle ; purifie-le des fautes comme on purifie un vêtement blanc de toute souillure. » (2)
Se laver avec ces éléments entraîne le refroidissement de ce qui est lavé, et le froid confère force et fermeté ; tout ce qui procure de la joie est qualifié de « fraîcheur ». On dit (3) « qurratu l-ʿayn » (consolation, fraîcheur de l’œil). C’est pourquoi la larme de joie est froide, tandis que la larme de tristesse est chaude : ce qui afflige l’âme provoque tristesse et chagrin – avec une chaleur intérieure (4) –, alors que ce qui la réjouit engendre allégresse et bonheur, ce qui refroidit l’intérieur ; d’où l’expression : « Mon cœur s’est refroidi ». (5)
Ainsi, le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – demanda que les péchés fussent lavés d’une manière qui rafraîchisse les cœurs de la plus intense fraîcheur, par la joie et l’allégresse qui dissipent de l’âme tout ce qui la chagrine en raison des péchés.