pas pures (1).
Et l’on a dit : « Ils ne les purifient pas par la sincérité exclusive (ikhlâṣ). Il visait – et Allah est plus Savant – les gens de l’ostentation, car celle-ci constitue une forme de polythéisme » (2).
Selon al-Ḥasan : « Ils ne croient pas en la zakât et ne la reconnaissent pas. »
Selon ad-Ḍaḥḥāk : « Ils ne font pas l’aumône et ne dépensent pas dans l’obéissance. »
Selon Ibn as-Sâʾib : « Ils ne s’acquittent pas de la zakât de leurs biens. » Il dit encore : « Ils accomplissaient le ḥajj et la ʿumra, mais ne versaient pas la zakât (3). »
La vérité est que le verset englobe tout ce par quoi l’homme se purifie : l’unicité (tawḥîd) et les œuvres pieuses, comme Moïse le dit à Pharaon (4) : « Dis-lui donc : “Serais-tu disposé à te purifier ?” » (An-Nâziʿât, 18), et comme Il dit : « A certes réussi celui qui s’est purifié. »
Or, l’aumône obligatoire n’avait pas encore été prescrite lors de la révélation de ce verset, à savoir Sa parole : « Dis : “Je ne suis qu’un être humain comme vous ; il m’est révélé que votre Dieu est un Dieu unique. Tenez-vous dans la droiture envers Lui et implorez Son pardon. Malheur aux polythéistes, ceux qui ne s’acquittent pas de la zakât !” » (Fuṣṣilat, 6-7) (5).
Si l’on objecte : « Le verbe yuʾtū est transitif », on répond : c’est comme dans Sa parole : « Et si on les avait fait entrer dans leurs maisons par toutes leurs issues, puis qu’on leur avait demandé la sédition, ils l’auraient certainement accordée » (Al-Aḥzâb, 14), et comme dans Sa parole : « Et ceux qui donnent ce qu’ils donnent tandis que leurs cœurs frémissent à l’idée qu’ils doivent retourner à leur Seigneur » (Al-Muʾminûn, 60). Il a d’ailleurs été récité : « mâ