un acte effectif ; et le châtiment, de même, n’est infligé que pour un acte effectif. Quant au pur néant, il n’entraîne ni récompense ni châtiment ; il ne comporte que l’absence de l’un comme de l’autre.
Allah — béni et exalté soit-Il — a prescrit aux gens le bien et leur a interdit le mal. Tous s’accordent à reconnaître que l’ordre vise l’accomplissement d’un acte existant, mais ils ont divergé au sujet de ce qu’exige la prohibition, à savoir l’abstention : constitue-t-elle une réalité positive ou une simple absence ?
La majorité estime qu’il s’agit d’une réalité positive, à savoir l’abstention elle-même. D’aucuns, cependant, soutiennent que ce qui est recherché, c’est l’inexistence du mal, c’est-à-dire le fait de ne pas le commettre ; et ceux-là disent : « Si l’interdiction ne lui venait jamais à l’esprit, il serait tout de même considéré comme l’ayant observée. »
Or, l’examen attentif montre que, lorsque le croyant est averti d’un blâmable, il lui est impératif de reconnaître cette interdiction et de se résoudre à délaisser ce qui est prohibé,