une partie d’elle. C’est pourquoi, au moment de la mort, on l’arrache de son corps comme on retire un broche d’une laine détrempée ; tandis que l’âme vertueuse, pure et pieuse (1) que son propriétaire a purifiée s’est élevée, élargie, magnifiée et anoblie. Ainsi, lors de l’agonie, elle quitte le corps (en s’écoulant telle la goutte qui perle du bord d’une outre) (2), ou encore comme un cheveu que l’on retire de la pâte.
Ibn ʿAbbâs a dit :
« En vérité, la bonne action produit une lumière dans le cœur, une clarté sur le visage, une vigueur dans le corps, une abondance dans la subsistance et un amour dans les cœurs des créatures ; alors que la mauvaise action engendre une obscurité dans le cœur, un noircissement du visage, une faiblesse dans le corps, une étroitesse dans la subsistance et une aversion dans les cœurs des créatures » (3).
Allah, Exalté soit-Il, a dit :
« Et la bonne terre fait pousser sa végétation, par la permission de son Seigneur ; quant à celle qui est mauvaise, elle ne fait sortir qu’avec peine. » [Al-Aʿrâf : 58].
Tel est l’exemple de l’avare et du dépensier.
Il a également dit :
« Celui qu’Allah veut guider, Il dilate sa poitrine pour l’islam ; et celui qu’Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite, oppressée, comme s’il gravissait les cieux. » [Al-Anʿâm : 125].