On pourrait objecter : les textes rapportant ses actes indiquent qu’il est permis de maudire l’oppresseur, comme le requiert l’analogie. En effet, la malédiction consiste à être tenu à l’écart de la miséricorde d’Allah ; or il est reconnu qu’il est licite d’invoquer contre lui un châtiment qui l’éloigne de la miséricorde d’Allah – exalté soit-Il – dans certaines situations, comme il a été exposé plus haut ; à plus forte raison la malédiction sera-t-elle autorisée. Le Prophète ﷺ n’a interdit de maudire que celui dont il savait qu’il aimait Allah et Son Messager. Ainsi, quiconque l’on sait intérieurement croyant, aimant Allah et Son Messager, on ne le maudit pas, car celui-là est objet de miséricorde, contrairement à celui qui ne l’est pas. Fin de sa citation. [Al-Âdâb al-sharʿiyya 1/285-292]
1233 – Celui qui est né sur la nature saine (fitra) puis a apostasié :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Est mis à mort le zindîq – c’est-à-dire l’hypocrite –, ainsi que celui dont l’apostasie se répète, ou celui qui a mécru par sa magie, ou celui qui a insulté Allah ou Son Messager… — et, d’après un autre avis rapporté de lui, subit la même peine celui qui est né sur la fitra puis a apostasié ; c’est ce que notre shaykh a mentionné. » [Al-Furûʿ 6/170 (10/193-194)] (1).
1234 – Le repentir du propagateur de son innovation :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : “Allah – Très-haut – a clairement indiqué qu’Il accepte le repentir des chefs de la mécréance, lesquels sont plus graves encore que les chefs de l’innovation.” (2) » [Al-Furûʿ 6/170]