ou que l’un des Compagnons, de leurs Successeurs ou des successeurs de ceux-ci ait combattu aux côtés des mécréants, ou qu’il ait approuvé une telle chose.⦗al-Furûʿ 6/165 (10/188)⦘ (1)
1232 – Maudire une personne déterminée :
– Ibn Muflih rapporte : « Il a dit (2) : Certains de nos condisciples ont déclaré al-Hajjâj exclu de l’Islam, parce qu’il fit régner la terreur sur Médine, profana les interdits d’Allah et ceux de Son Messager ; le même raisonnement s’appliquerait à Yazîd et à ses semblables. Ahmad, cependant, a émis un avis contraire, suivi par nos savants : il n’est pas permis de vouer quelqu’un nommément à la malédiction, contrairement à l’opinion d’Abû ’l-Husayn, d’Ibn al-Jawzî et d’autres. Notre maître conclut que le sens apparent de ses propos exprime la réprobation.⦗al-Furûʿ 6/167 (10/190)⦘ (3)
– Il a dit encore : « Il est permis de maudire les mécréants de façon générale. Peut-on, toutefois, maudire un mécréant particulier ? Deux versions se font jour à ce sujet.
Shaykh Taqî ad-Dîn affirme : Maudire, de manière générale, celui qui délaisse la prière est permis ; quant à la malédiction d’une personne précise, il est préférable de s’en abstenir, car elle peut se repentir.
Il dit ailleurs : On interrogea Ahmad ibn Ḥanbal : “Rapporte-t-on les hadiths de Yazîd ?” Il répondit : “Non, à aucun prix ; n’a-t-il pas fait subir aux habitants de Médine ce qu’il leur a fait ?!”
On lui dit : “Certains affirment : Nous aimons Yazîd.” Il répondit : “Celui qui croit en Allah et au Jour dernier peut-il aimer Yazîd ?!”
On lui demanda : “Ne le maudit-tu donc pas ?” Il répondit : “As-tu jamais vu ton père maudire quelqu’un ?”
Shaykh Taqî ad-Dîn déclare encore, en un autre passage, au sujet de la malédiction nominative d’un