Chapitre du taʿzîr (peine disciplinaire)
1195 – Taʿzîr infligé au non-responsable légal pour acte de turpitude :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Dans la “Réfutation de notre Shaykh contre le Râfiḍî”, il est admis, sans controverse entre les savants, qu’une personne non assujettie à la responsabilité légale – tel l’enfant en âge de discernement – est châtiée pour une turpitude par un taʿzîr sévère ; il en va de même pour le fou, que l’on frappe pour l’acte qu’il a commis afin de le dissuader, sans toutefois recourir à la peine capitale ni à l’amputation. » [al-Furūʿ 6/106 (10/107)] (1).
1196 – Le qiṣâṣ à l’encontre du non-responsable légal :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Shaykh a dit : Le qiṣâṣ (loi du talion) est conforme aux fondements de la sharîʿa. Il en apporte la preuve par son application en matière de biens, par l’obligation de verser la diyah (prix du sang) en cas d’homicide involontaire et par le combat prescrit contre les rebelles auxquels, pourtant, est accordé le pardon.
Il a déclaré : Il ressort de tout cela que, même en l’absence de responsabilité légale, le droit de la victime doit être rétabli lorsqu’il y a injustice ou agression, car cela relève de la justice ; Allah – Très-haut – S’est interdit l’injustice à Lui-même et l’a rendue illicite entre Ses serviteurs.
Telles furent ses paroles, et à supposer son argument valide, il ne concernerait que les êtres humains. » [al-Furūʿ 6/107 (10/108)] (2).
1197 – Hadith : « Nul ne sera fouetté de plus de dix coups, sauf dans un ḥadd parmi les ḥudûd d’Allah » :
Ibn Mufliḥ rapporte : « Et, d’après lui, toute peine de taʿzîr se limite à dix coups ou moins ; cette opinion est rapportée par Ibn Manṣūr et d’autres, »