qu’Asmâ’ bint Abî Bakr transportait sur sa tête des noyaux de dattes (nawâ) destinés à az-Zubayr, sur une distance d’environ deux tiers de farsakh hors de Médine. Cet épisode constitue une preuve que la femme peut effectuer un court déplacement sans maḥram ; le fait que la servante de Muʿâwiya ibn al-Hakam sortait pour faire paître des bêtes relève du même principe, et à plus forte raison. La question donne donc lieu à divergence. Quant à l’avis de notre Cheikh – opinion que partagent d’autres – il tranche qu’une telle sortie est unanimement permise, car, ni selon la sharîʿa ni selon l’usage, il ne s’agit d’un voyage et l’on n’en fait pas les préparatifs propres au voyage. » ⦗Al-Furûʿ 5/603 (9/323)⦘
1149 – Lorsque le maître ordonne à son esclave de délaisser ce qui est prescrit et d’accomplir ce qui est interdit
1150 – Et lorsque le caractère de l’esclave ne s’accorde pas avec celui de son maître
Ibn Mufliḥ dit : « Notre Cheikh a affirmé, à propos d’un musulman incorporé dans une armée se trouvant au pays des Tatars, qui refuse de vendre ou d’affranchir son esclave et l’enjoint de délaisser les obligations religieuses et de commettre les interdits, qu’il est obligatoire de faire évader cet esclave vers les territoires de l’Islam, car cet homme ne mérite plus de considération, quand bien même il combattrait aux côtés des musulmans. Par ailleurs, lorsqu’un esclave émigre de la terre de guerre, il devient libre.
Il a ajouté : si le caractère de l’esclave est incompatible avec celui de son maître, celui-ci est tenu de le sortir de sa propriété, conformément à la parole du Prophète ﷺ : « Ce qui ne vous convient pas, vendez-le et ne maltraitez pas la créature d’Allah. » » ⦗Al-Furûʿ 5/604 (9/324)⦘