Livre des délais de viduité
1120 – L’âge de la ménopause
– Ibn al-Qayyim a dit : « … D’autres savants – parmi eux Shaykh al-Islām Ibn Taymiyya – soutiennent que l’âge du désespoir varie selon les femmes et qu’aucune limite commune ne peut leur être imposée. Dans le verset, il s’agit du désespoir propre à chaque femme, car le désespoir est l’opposé de l’espérance. Ainsi, si une femme a perdu tout espoir de revoir ses menstrues et n’en attend plus rien, elle est considérée comme ménopausée, fût-elle âgée d’environ quarante ans ; telle autre, en revanche, n’en désespérera pas même si elle a cinquante ans. » ⦗Zād al-Maʿād 5/658⦘.
– Il dit encore : « Notre maître a déclaré qu’il n’existe pas, à ce sujet, d’habitude constante chez les femmes. Certaines n’ont jamais de règles, même après la puberté ; d’autres n’ont que des saignements minimes, si espacés qu’elles ne voient leurs menstrues qu’une fois par an. C’est pourquoi les savants sont unanimes : il n’y a pas de durée maximale pour la période de pureté entre deux cycles. La plupart des femmes voient leurs règles une fois par mois, pendant environ un quart du mois, restant pures les trois quarts restants. Certaines restent pures plusieurs mois d’affilée en raison de leur faible humidité ; chez d’autres, la sécheresse survient rapidement, leurs menstrues cessent et elles désespèrent de les revoir, même avant cinquante, voire quarante ans. D’autres, au contraire, ne sèchent pas facilement et continuent à avoir leurs règles au-delà de cinquante ans.
Il poursuit : « Ni dans le Livre ni dans la sunna il n’existe de délimitation temporelle précise pour la ménopause. Si, par l’expression “celles qui n’espèrent plus de menstrues”, il avait été visé les femmes de cinquante, de soixante ans ou d’un autre âge déterminé, le texte aurait dit : “celles qui atteignent l’âge de tant”, et non pas : “celles qui désespèrent”. » ⦗Zād al-Maʿād 5/662⦘.