« Et un groupe parmi les Gens de l’Écriture dit : “Croyez à ce qui a été révélé à ceux qui ont cru au début du jour, puis reniez-le à la fin, peut-être reviendront-ils sur leur foi. Et ne croyez que celui qui suit votre religion.” Dis : “Certes, la guidée est la guidée d’Allah.” » (sourate Âl ʿImrân : 72-73).
Ainsi, le Coran insère d’autres paroles entre les différentes parties du discours rapporté des Gens de l’Écriture, et l’on trouve plusieurs passages analogues.
Abū Dāwūd interrogea également [Aḥmad] au sujet d’un homme qui avait épousé une femme. On demanda à cet homme : « As-tu, en dehors de celle-ci, une autre épouse ? » Il répondit : « Toute femme qui m’appartient est répudiée. » Puis il garda le silence. On lui dit alors : « Sauf unetelle ». Il répondit : « Sauf unetelle, car je ne l’avais pas visée. » Aḥmad refusa pourtant d’émettre une fatwā sur ce cas. ⦗al-Furūʿ 5/413-414 (9/80-82)⦘ (1).
1090 – Question
Ibn Mufliḥ déclare : « La condition implicite est valable si l’auteur de la formule ignore la langue arabe. Si c’est un lettré qui la conçoit, deux versions sont rapportées. Ainsi, il dit : “Tu es répudiée”, tout en voulant intérieurement : ‘si tu te lèves’. Faute d’avoir exprimé une particule conditionnelle, la clause ne tient pas : la répudiation prend effet d’emblée, tout comme s’il avait dit : ‘J’ai certes fait telle chose.’ Cette opinion est suivie dans al-Targhīb, mais notre Shaykh a signalé qu’elle contredit l’ancien consensus. » ⦗al-Furūʿ 5/418 (9/87)⦘.