Chapitre : la walîma de noces
1034 – Le lavage des mains avant de manger :
– Ibn Mufliḥ déclare : « Il est recommandé de se laver les mains avant le repas et après. D’après un autre avis rapporté de lui, cet acte est réprouvé ; telle est l’opinion retenue par le Qâḍî, ainsi que l’ont mentionné as-Sâmirî et d’autres… Shaykh Taqiyy ad-Dîn commente : Ceux qui l’ont jugé blâmable disent : “C’est une pratique des Juifs ; or il est déconseillé de les imiter.” » [Al-Âdâb ash-sharʿiyya 3/212-213] (1).
1035 – Se laver les mains avec un aliment (maṭʿûm) :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Dans Al-Mughnî on lit : al-Khaṭṭâbî a fondé son argument sur le ḥadith du sel ; or le sel est un aliment, et tout ce qui lui ressemble relève de la même règle.
Shaykh Taqiyy ad-Dîn répond : Cette parole d’Abû Muḥammad implique la permission de se laver les mains au moyen d’un aliment, ce qui contredit l’avis le plus répandu. Son exposé détaillé sur cette question viendra plus loin. » [Al-Âdâb ash-sharʿiyya 3/155].
– Il ajoute : « Shaykh Taqiyy ad-Dîn déduit le caractère répréhensible du lavage corporel avec des denrées de subsistance (aqwât) : cela conduit en effet à les mêler à la saleté et aux impuretés ; on l’a donc interdit, tout comme on a interdit de retirer une souillure au moyen de ces denrées. Le sel n’est pas en soi un qût (aliment de base), il ne fait que rendre l’aliment propre à la consommation. Certes, il est interdit pour l’istinjâ’ (toilette intime légale) d’utiliser la nourriture des humains ou des bêtes, fût-ce pour les humains ou les djinns ; ainsi, on ne pratique pas l’istinjâ’ avec du son, bien qu’il soit permis de se laver les mains avec celui-ci. En revanche, si la nécessité impose l’usage d’un aliment — par exemple pour tanner avec de la farine d’orge, ou pour soigner la gale au moyen de lait et de farine, et ainsi de suite