notamment par Abû al-Barakât Ibn Taymiyyah et d’autres. — La seconde version, en revanche, considère que cet allongement n’est pas recommandé ; c’est l’avis de Mâlik et la position retenue par notre maître Abû al-ʿAbbâs. [Ighâthat al-Lahfân, 1/278]
Ibn al-Qayyim ajoute encore : « Quant à la parole : “Que celui d’entre vous qui le peut allonge sa gharrah”, cet ajout est interpolé dans le ḥadith ; il s’agit des mots d’Abû Hurayra, non de ceux du Prophète ﷺ, comme l’ont clairement signalé plusieurs grands spécialistes du ḥadith. … Notre maître disait : “Cette expression ne peut émaner du Messager d’Allâh ﷺ, car la gharrah ne se trouve pas dans la main, mais uniquement dans le visage ; il est donc impossible d’en prolonger la surface : dès que l’on dépasse le visage on pénètre dans la chevelure, et cela n’est plus une gharrah.” » [Hâdî al-Arwâḥ, p. 263]
37 – Se borner à certains membres dans l’ablution surérogatoire
Ibn Mufliḥ dit : « Dans al-Intiṣâr il a choisi l’avis selon lequel l’ordre n’est pas exigé dans l’ablution facultative, laquelle reste valable même avec de l’eau déjà utilisée tant qu’elle demeure pure. Le même sens apparaît dans al-Khilâf à la première question. ʿAlî fit ses ablutions, passa ses mains mouillées sur son visage, ses mains, sa tête et ses pieds, puis déclara : “Voici l’ablution de celui qui n’a pas perdu son état de pureté, et le Prophète ﷺ a fait de même.”
Notre maître a commenté : Il est permis, lorsqu’il s’agit d’une ablution surérogatoire, de se limiter à certains membres, comme le faisait Ibn ʿUmar lorsqu’il se couchait en état de grande impureté, à l’exception de ses pieds. Les deux Ṣaḥîḥ rapportent également que le Prophète ﷺ se leva une nuit pour satisfaire un besoin — c’est-à-dire pour se soulager —, se lava alors le visage et les mains, puis se rendormit. » [Al-Furûʿ, 1/154 (1/187-188)]