875 – Sens de la maxime des juristes : « Les formulations du fondateur du waqf sont assimilées aux textes du Législateur » ;
876 – Les conditions contraires à ce qu’Allah a prescrit :
– Ibn Muflih écrit : « Notre shaykh a déclaré : l’énoncé des juristes : “Ses formulations sont comme les textes du Législateur” vise leur compréhension et leur portée indicatrice, non l’obligation d’agir conformément à elles. En vérité, ses propres paroles, comme celles du testateur, de celui qui prête serment, fait vœu ou conclut tout contrat, doivent être interprétées d’après son usage linguistique habituel et la langue qu’il emploie, qu’elle coïncide ou non avec l’arabe classique ou avec la terminologie de la Loi sacrée.
Il ajoute : Il n’y a aucun désaccord pour juger invalide le waqf destiné à financer une prière, un jeûne, une récitation ou un jihad non légitimes, ainsi que tout acte analogue.
Quant à la divergence relative à un acte simplement permis, comme lorsque le waqf est constitué au profit des riches, elle n’est pas applicable ici ; l’initiateur agit alors parce que c’est licite, mais il n’est pas permis de considérer comme légiféré, méritoire ou acte d’obéissance ce qui ne l’est pas, ni d’en faire une religion.
Les conditions ne sont obligatoires que si leur exécution ne porte pas atteinte à l’objectif voulu par la Loi ; il n’est pas licite de s’y attacher lorsqu’elles manquent leur finalité.
Et celui qui, dans les œuvres cultuelles, exige de faire passer le groupe moins méritant avant le groupe supérieur pose une condition contraire à celle qu’Allah a fixée : ainsi, stipuler pour l’imamat de mettre en avant quelqu’un qui n’est pas le plus savant ; que dire alors s’il impose que l’avantage soit réservé au seul groupe moins méritant ! » [Al-Furūʿ 4/600-601 (7/358-359)] (1).