, demeure, il reste redevable du loyer correspondant à la valeur locative du marché, à l’instar du cas où l’on déclare en waqf l’étage supérieur d’un quart de maison ou d’une maison pour le transformer en mosquée : le waqf de cet étage n’annule pas le droit des propriétaires du rez-de-chaussée ; de même, la mise en waqf du bâtiment ne fait pas disparaître le droit des propriétaires du terrain. [al-Furûʿ 4/472 (7/200-202)] (1).
809 – Garantie de l’ʿâriyya (prêt d’usage) :
– Ibn Muflih dit : « L’objet emprunté à titre gratuit et déjà remis à l’emprunteur est garanti – c’est la position explicite de l’Imâm –, car l’utilisateur ne possède aucun droit sur l’usage, à la différence de l’esclave dont l’usufruit a été légué par testament. Plusieurs savants l’ont assimilé au bien détenu à seule fin d’essai, d’où l’existence d’une autre version déduite, et cela se conçoit. Al-Hârithî rapporte un avis contraire : il n’y a pas de garantie. Notre maître relaie également cette opinion de certains de nos condisciples, et l’auteur d’al-Hady la privilégie dans ce point. Une autre version stipule : oui, il y a garantie si cela a été explicitement prévu ; c’est le choix d’Abû Ḥafṣ et de notre maître. » [al-Furûʿ 4/474 (7/204)] (2).
810 – Si un associé remet la monture commune à son associé et que celle-ci périt sans négligence ni dépassement :
– Ibn Muflih dit : « Si un associé confie à l’autre la monture, laquelle vient à périr sans négligence ni abus – par exemple parce qu’il l’a menée au-delà de la distance habituelle (3) – ou autre cas semblable, il n’en est pas tenu pour responsable. C’est l’avis émis par notre maître. » [al-Furûʿ 4/477 (7/207-208)] (4).