Chapitre du sabq (concours)
796 – Statut du divertissement :
– Ibn Muflih rapporte : « Notre shaykh (Ibn Taymiyya) a dit : est licite tout jeu qui comporte un avantage sans nuisance ; l’apparence de ses propos indique que les jeux connus sous les noms de tâb et naqîla (1) ne sont pas permis.
Il a encore déclaré : toute pratique qui conduit fréquemment à l’illicite est prohibée par la Loi révélée lorsqu’aucun intérêt prépondérant ne la justifie, car elle constitue une cause de mal et de corruption.
Il a ajouté : tout ce qui distrait et détourne de ce qu’Allah a ordonné est réprouvé, même si sa nature n’est pas en soi illicite, tels la vente, le commerce et autres. » [Al-Furûʿ 4/458-459 (7/186)] (2).
– Il a également dit : « Quant à tous les amusements des oisifs, formes diverses de divertissements et de jeux dont on ne tire aucun secours pour accomplir un devoir légitime, ils sont tous interdits.
ʿÂʾisha, accompagnée de jeunes filles, jouait aux poupées, et le Prophète ﷺ les voyait ; ce hadith est rapporté par Ahmad, al-Bukhârî et Muslim. Elle avait aussi une balançoire avant son mariage, rapporté par Abû Dâwûd et d’autres, avec une chaîne de transmission fiable que je pense être consignée dans le Ṣaḥîḥ. Il en découle qu’on accorde aux enfants des permissions qui ne le sont pas aux adultes. » Telle est la parole de notre shaykh. [Al-Furûʿ 4/460 (7/188)] (3).