14 – Confusion entre vêtements purs et vêtements souillés :
15 – Le cas de la prière accomplie dans un vêtement impur à son insu :
– Ibn al-Qayyim déclare : « Si un vêtement pur est confondu avec un autre souillé, qu’on se tourne vers d’autres habits ; s’il n’en trouve pas, certains estiment qu’il doit prier dans chaque habit, de sorte qu’il aura sûrement accompli l’obligation dans un vêtement dont la pureté est certaine. D’autres – et c’est l’avis retenu par Shaykh al-Islām Ibn Taymiyya – soutiennent qu’il exerce son discernement sur l’un des deux habits et prie avec. Il a dit : “Éviter la souillure relève des interdits et, pour cela même, ne requiert pas d’intention. Ainsi, s’il prie dans un vêtement dont il ignore l’impureté, puis l’apprend après la prière, il n’a pas à la répéter. Après vérification, il aura prié dans l’habit dont la pureté l’emporte, selon (1) son intime conviction ; c’est là – et rien d’autre – ce qui lui incombe.” » [Badā’iʿ al-Fawā’id, 3/258-259].
– Il ajoute : « La question des vêtements où le pur se mêle au souillé est l’objet d’une controverse :
• D’après une version rapportée de Mālik, ainsi que d’Ahmad, il prie dans un habit puis dans un autre, jusqu’à être certain d’avoir accompli une prière dans un vêtement pur.
• La majorité – parmi lesquels Abū Ḥanīfa, al-Shāfiʿī et, dans l’autre version, Mālik – estime qu’il se fie à son discernement : il choisit l’un des habits et n’accomplit qu’une seule prière, comme il se dirige vers la qibla sur la base de la présomption…
La voie du discernement (taḥarrī) est manifestement la plus solide, que les vêtements purs soient nombreux ou non ; c’est aussi l’option retenue par notre maître.»