notre shaykh — qu’Allah lui fasse miséricorde — a déclaré : « Le simple fait de remettre l’argent ne constitue pas, en soi, une approbation. » Il a ajouté : « Et même si le payeur le tient pour véridique, l’agent demeure malgré tout garant, selon l’une des deux opinions de l’école d’Ahmad ; c’est même l’avis textuel (W : M), car, tant que sa véracité n’est pas établie, il l’aura trompé. » ⦗Al-Furūʿ 4/375 (7/77)⦘ (1).
742 – Celui qui entend montrer qu’un jugement est suspendu à un attribut doit le rattacher à cet attribut :
Ibn Mufliḥ dit : « Lorsque quelqu’un veut préciser que le jugement dépend d’une caractéristique, il le fait reposer sur cette seule caractéristique sans énumérer toutes les conditions et tous les empêchements, car cela serait trop ardu ; l’objectif est seulement de montrer que la cause entraîne le jugement. Ainsi, s’il dit : “Donne ceci aux pauvres ou à ceux qui leur ressemblent”, on devra demander son autorisation pour l’ennemi ou le pécheur notoire. S’il ajoute : “À moins que l’un d’eux ne soit ceci ou cela”, il devra les énumérer, fût-ce avec maladresse et hésitation. S’il dit : “Que celui d’entre eux qui vole ait la main coupée”, il est bon de le consulter à propos de celui qui a œuvré pour lui dans un intérêt majeur, même s’il n’a pas bien su formuler la restriction. De même, lorsque le médecin dit : “Bois-le contre la diarrhée”, puis qu’apparaissent une grande faiblesse ou une nouvelle diarrhée, notre shaykh l’a également mentionné. » ⦗Al-Furūʿ 4/376 (7/77-78)⦘