8 – Altération de l’eau et des autres liquides par la souillure
9 – Purification de l’eau rendue impure
Ibn al-Qayyim déclare : « Ce qu’attestent la Sunna du Messager d’Allah ﷺ et les récits de ses Compagnons, c’est que l’eau ne devient impure que si l’un de ses caractères sensibles est altéré, même si sa quantité est faible. Tel est l’avis des habitants de Médine, de la majorité des Anciens (salaf) et de la plupart des spécialistes du ḥadith. C’est également la fatwā de ‘Atā’ ibn Abī Rabāḥ, Sa‘īd ibn al-Musayyib, Jābir ibn Zayd, al-Awzā‘ī, Sufyān ath-Thawrī, Mālik ibn Anas et ‘Abd ar-Raḥmān ibn Mahdī ; c’est l’opinion retenue par Ibn al-Mundhir, par l’école Ẓāhirite, ainsi que l’une des deux versions rapportées d’Aḥmad. Plusieurs de nos condisciples l’ont également préférée, parmi eux Ibn ‘Aqīl dans ses écrits isolés, notre shaykh Abū al-‘Abbās et son maître Ibn Abī ‘Umar. » [Ighāthat al-Lahfān, 1/179] (1).
Il ajoute, rapportant les paroles de Shaykh al-Islām dans sa réponse aux questions que l’on dit « contraires au qiyās » : « Quant à l’élimination de la souillure, celui qui prétend qu’elle contredit l’analogie tient l’une des opinions les plus vaines et les plus corrompues. Son argument est que, lorsque l’eau entre en contact avec une impureté, elle devient impure, puis en touchant une deuxième, une troisième, et ainsi de suite, l’impur ne peut ôter l’impureté. Voilà une erreur ; on peut en effet lui répondre : pourquoi affirmez-vous que l’analogie exige que l’eau devienne impure dès qu’elle touche une souillure ? »