à l’exemple du nashâʾ (amidon), si bien qu’il n’entre plus dans la catégorie des biens soumis au ribâ ; à défaut, chaque genre doit être échangé avec son semblable : on peut ainsi vendre du pain contre de la harîsa (bouillie de blé). Notre Shaykh a en outre autorisé, en cas de nécessité, la vente – après simple estimation – d’une denrée pondérable soumise au ribâ «W : M». ⦗Al-Furūʿ 4/149 (6/294)⦘
Il écrit encore : « Dans al-Iʿtiṣām bi-l-Kitâb wa-s-Sunna, notre Shaykh a retenu l’opinion rapportée de Mâlik selon laquelle il est permis, pour répondre à un besoin, de vendre les denrées ribâwiyyas mesurées au poids sur la base d’une estimation. » ⦗Al-Furūʿ 4/153-154 (6/298-299)⦘ (1)
666 – Vente de viande contre un animal vivant
Ibn Mufliḥ déclare : « Il est illicite de vendre de la viande contre un animal vivant. Notre Shaykh précise que l’interdiction vise le cas où l’animal appartient à la même espèce que la viande ; s’il s’agit d’une autre espèce comestible, deux avis sont rapportés (2). Il ajoute qu’une telle transaction conclue à terme est interdite selon la majorité des juristes. » ⦗Al-Furūʿ 4/154-155 (6/300)⦘ (3)
667 – Vente, au volume et au poids, de denrées pour lesquelles ces deux modes de mesure ne diffèrent pas
Ibn Mufliḥ écrit : « Il est interdit d’échanger du grain contre sa farine, ou l’un des deux contre son sawîq (farine grillée). D’après un autre avis, la transaction est permise si elle se fait au poids. Aḥmad a justifié l’interdiction en soulignant que la mesure d’origine est le volume ; dès lors, pour ceux qui autorisent, la permission s’étendrait à la vente… »