Le qâḍî ʿIyâḍ n’est, en l’occurrence, que le rapporteur de ce consensus ; il conviendrait donc à l’opposant et à ses semblables de bien distinguer les domaines où règne l’unanimité de ceux où subsiste la divergence, sans tout mêler les uns aux autres… etc. [al-Ṣârim al-Munkî (338-339)] (1).
– Il a dit encore : « … Or, en l’an 726 H, la controverse fut relancée au sujet du shadd al-riḥāl, c’est-à-dire le fait de préparer les montures pour se rendre aux tombeaux des prophètes et des vertueux. On mit alors la main sur une réponse juridique que le shaykh avait rédigée de nombreuses années auparavant : il y exposait deux avis sur la question, avec les preuves avancées par chacun. Le shaykh, cependant, avait déjà traité ce point bien avant cette fatwā, notamment dans son livre Iqtidhāʾ al-Ṣirāt al-Mustaqīm et ailleurs, où ses propos se révèlent même plus explicites que dans la réponse nouvellement retrouvée.
La découverte de ce texte provoqua un déluge de propos et de rumeurs ; la campagne de dénigrement contre le shaykh s’amplifia, ses paroles furent déformées et on lui prêta des assertions qu’il n’avait jamais formulées. Il en résulta une fitna dont les étincelles se répandirent au loin, la situation se tendit, et l’on en vint à craindre pour le shaykh les manigances de ceux qui complotaient contre lui