526 – La ṣalāt al-khawf (prière de la peur) pour celui qui craint de manquer la station à ʿArafah :
Ibn Muflih dit : « Quant à celui qui redoute de manquer la station, doit-il accomplir une ṣalāt al-khawf – c’est l’avis retenu par notre maître –, avancer la prière ou la retarder jusqu’à ce qu’il soit en sécurité ? Plusieurs opinions existent à ce sujet. » ⦗Al-Furūʿ 3/509 (6/50)⦘ (1).
527 – Inclure l’ensemble de la tête dans le taqṣîr :
Ibn Muflih dit : « S’il opte pour le taqṣîr, il doit prélever des cheveux sur toute la tête – tel est le texte explicite. Notre maître précise toutefois qu’il n’est pas requis de couper chaque cheveu individuellement. » ⦗Al-Furūʿ 3/513 (6/54)⦘ (2).
528 – Le contrat de mariage après la première désacralisation :
Ibn Muflih dit : « Après la première désacralisation, tout lui devient licite (3) hormis les femmes. Le Qâḍî, son fils, Ibn al-Zâghûnî, le Shaykh et un groupe de savants estiment que l’interdiction englobe aussi la conclusion du contrat de mariage. L’apparence des propos d’Abû al-Khaṭṭâb, d’Ibn Shihâb et d’Ibn al-Jawzî laisse cependant entendre que ce contrat est permis ; c’est également l’opinion de notre maître, qui la rapporte de l’imam Aḥmad. » ⦗Al-Furūʿ 3/514⦘ (4).
529 – Celui qui se trompe dans la compréhension des paroles du muftî :
Ibn Muflih dit : « Si quelqu’un se rase avant d’avoir immolé ou lancé les cailloux, ou s’il immole ou effectue la ziyârah avant la lapidation, aucune offrande sanglante ne lui incombe ; tel est le texte explicite. Abû Ṭâlib et d’autres rapportent toutefois qu’elle devient obligatoire lorsqu’on agit volontairement et en connaissance de cause ; Abû Bakr et d’autres ont adopté cette position, et Ibn ʿAqîl l’a formulée sans restriction. D’après la version transmise par al-Marwadhi, il doit plutôt s’acquitter d’une aumône. Notre maître ajoute : « Celui qui se méprend sur ce qu’il a compris de la parole du muftî ressemble à l’erreur du mujtahid dans ce qu’il comprend de… »