— Il dit également : « On demanda au shaykh Taqī al-Dīn s’il était permis de brûler les fourmilières. Il répondit : “On repousse le tort qu’elles causent autrement qu’en les brûlant.” » [Al-Ādāb al-sharʿiyya 3/352] (1).
509 – La coloration au henné chez les hommes :
— Ibn Muflih dit : « Quant à la coloration chez l’homme, le shaykh a indiqué qu’elle ne présente aucun mal lorsqu’elle ne comporte pas d’imitation des femmes, car le principe est la permission et aucune preuve ne justifie l’interdiction. Dans al-Mustawʿib, il est affirmé sans restriction : “Il lui est permis de se teindre au henné.” Ailleurs, il est dit qu’Ahmad le réprouvait. Ahmad a expliqué : “Parce que cela relève de la parure.” Notre shaykh a dit : “En l’absence de besoin, cette pratique est propre aux femmes” — “w: sh”. » [Al-Furūʿ 3/454 (5/533)].
510 – Poursuivre un pèlerinage invalidé n’est pas contraire au raisonnement analogique :
— Ibn al-Qayyim rapporte ces propos de Shaykh al-Islām, tirés de sa réponse concernant les questions dont on a dit qu’elles étaient contraires au raisonnement analogique : « Quant au fait de poursuivre un pèlerinage invalidé, il n’est pas contraire au raisonnement analogique. Allah, glorifié soit-Il, a ordonné d’achever le pèlerinage et la ʿumra. Celui qui les entreprend doit donc les poursuivre, même s’il s’y est engagé à titre surérogatoire : les imams s’accordent sur ce point, bien qu’ils divergent au sujet des autres actes surérogatoires : leur commencement rend-il leur achèvement obligatoire ou non ? L’entrée en état de sacralisation lui impose donc de poursuivre le pèlerinage jusqu’à sa désacralisation, ainsi que de s’abstenir de tout rapport charnel. S’il a un rapport durant cet état, celui-ci ne peut abolir son obligation d’achever le rite et faire ainsi de la transgression d’un interdit d’Allah un moyen d’être dispensé de son devoir.
Il en va de même du jeûneur qui rompt délibérément son jeûne : cette rupture ne le décharge pas de l’obligation de poursuivre l’abstinence. On ne lui dit pas : “Ton jeûne est désormais invalide ; si tu veux manger, mange”, mais