Chapitre de la retraite cultuelle (iʿtikāf)
474 – Lorsqu’une personne voue une retraite cultuelle ou une prière – sans avoir à seller une monture – dans une mosquée bénéficiant d’un mérite reconnu par la sharīʿa, en dehors des trois Mosquées :
– Ibn Mufliḥ a dit : « S’agissant de ce qui ne nécessite pas de voyage avec monture, le sens de ses propos dans al-Mughnī est que le vœu devient obligatoire ; c’est aussi l’avis manifeste dans al-Intiṣār, où il déclare : “Le raisonnement analogique exige son exécution, mais nous l’avons délaissé en raison de la parole : ‘On ne prépare pas les montures…’.” Le rédacteur d’al-Muḥarrar rapporte que le Qāḍī a jugé qu’il fallait l’accomplir précisément dans cette mosquée. L’auteur d’al-Muḥarrar ajoute : parce qu’elle est meilleure ; et il dit encore : un vœu de retraite cultuelle suit la même règle. Notre shaykh a laissé deux opinions quant à la désignation d’un lieu doté d’un mérite légitime – tel son ancienneté ou l’importance de l’assemblée (1) – puis, ailleurs, il a choisi l’opinion selon laquelle la désignation devient impérative (2).» ⦗al-Furūʿ 3/165 (5/153)⦘ (3).
475 – Lorsqu’une personne voue un acte d’adoration dans une mosquée à laquelle on ne peut accéder qu’en entreprenant un voyage avec monture :
– Ibn Mufliḥ a dit : « S’il souhaite se rendre dans l’endroit qu’il a spécifié et qu’il doit pour cela seller une monture, il a le choix, selon le Qāḍī et d’autres. Certains ont tranché en déclarant la chose permise, et c’est l’option retenue par le shaykh dans al-Qaṣīr. Il s’est appuyé sur le hadith concernant Qubāʾ et a interprété l’interdiction comme signifiant qu’il n’y a là aucune vertu particulière. C’est également l’opinion de la majorité des shāfiʿites, et il la relate, dans son Commentaire de Muslim, comme étant celle de la plupart des savants. Ibn ʿAqīl, notre shaykh « W:M » et certains de nos condisciples ne l’ont cependant pas autorisée. » ⦗al-Furūʿ 3/167 (5/155)⦘ (4).