⦗al-Furūʿ 3/125 (5/106)⦘ (1).
Cf. n° 1049 infra.
466 – Jeûner le jour de Nayrūz et de Mihrajān
– Ibn al-Qayyim rapporte : « Notre shaykh Abū al-ʿAbbās Ibn Taymiyya — qu’Allah sanctifie son âme — a dit : Il se peut que l’on tienne pour réprouvé le jeûne du jour de Nayrūz, de Mihrajān et de journées analogues dont le comput n’appartient pas au calendrier arabe, à la différence du samedi et du dimanche mentionnés dans le hadith. En effet, celui qui entreprend de jeûner ces jours d’origine perse ou pré-islamique ouvre la porte à l’instauration de leurs emblèmes, à la revivification de leur cérémonial et à la mise en avant de leur statut, contrairement au samedi et au dimanche qui relèvent du décompte adopté par les musulmans ; les jeûner ne comporte donc aucune nuisance. Ainsi, juger recommandé le jeûne des fêtes rattachées au comput arabo-islamique tout en réprouvant celles issues du calendrier païen étranger permet de concilier les différents textes rapportés. Allah est plus savant. » ⦗Tahdhīb al-Sunan 4/52⦘ (2)
467 – Rétribution pour une adoration accomplie d’une manière illicite ou réprouvée
– Ibn Mufliḥ dit : « Nous avons déjà signalé, à propos de la prière dans un lieu usurpé, la question suivante : obtient-on une récompense pour un acte d’adoration réalisé de façon interdite ou réprouvée ? Les propos de notre shaykh relatifs à la prière surérogatoire s’y trouvent. » ⦗al-Furūʿ 3/136 (5/120)⦘
Voir supra n° 263.