458 – Autres pratiques accomplies le jour de ʿÂshûrâʾ :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Ibn Manṣûr interrogea Aḥmad : “As-tu entendu, dans un ḥadith, que celui qui se montre généreux envers sa famille le jour de ʿÂshûrâʾ, Allah lui assurera l’aisance tout le reste de l’année ?” Il répondit : “Oui. Sufyân ibn ʿUyayna l’a transmis de Jaʿfar al-Aḥmar, d’Ibrâhîm ibn Muḥammad ibn al-Muntashir — l’un des meilleurs hommes de son époque — lequel a appris que quiconque est prodigue envers les siens le jour de ʿÂshûrâʾ, Allah lui accorde l’abondance durant toute son année…”
Notre shaykh (1) — et d’autres, à l’exception du jeûne lui-même — a déclaré cette pratique réprouvée. Il ajouta : « Dans la parole d’Ibrâhîm ibn Muḥammad ibn al-Muntashir : “il a appris”, la source de l’information n’est pas précisée ; certains ignorants, des nâṣiba et assimilés ont fabriqué des récits à ce sujet en réaction aux râfiḍa (2). »
Il poursuivit : « Nul imâm n’a recommandé, ce jour-là, un ghusl (bain rituel complet), l’application de khôl, une teinture, ni quoi que ce soit de semblable. Le récit qui l’évoque est unanimement tenu pour mensonger, et celui qui en a authentifié la chaîne a commis une erreur. » ⦗al-Furûʿ 3/114⦘ (3).
459 – Statut de celui qui jeûne toute l’année en dehors des jours interdits :
– Ibn Mufliḥ dit : « Ḥanbal rapporte : “S’il rompt le jeûne durant les jours interdits, cela ne relève plus du jeûne perpétuel.” Ṣâliḥ rapporte : “S’il les rompt, j’espère qu’il n’y a pas d’inconvénient.” C’est également l’avis retenu par al-Qâḍî. »