• ce jour-là était un vendredi ; or le Prophète a interdit de jeûner le vendredi isolément. Il voulut donc que les gens le voient rompre le jeûne ce jour-là, afin de renforcer sa défense de le réserver au jeûne, même si l’éventualité de son jeûne aurait été due au fait qu’il s’agissait du Jour de ‘Arafat, et non d’un simple vendredi.
Notre shaykh – qu’Allah lui fasse miséricorde – adoptait toutefois une autre approche : pour lui, ce jour constitue un Aïd pour les pèlerins présents à ‘Arafat, en raison de leur rassemblement, à l’instar de la réunion des fidèles le jour de la fête ; cette caractéristique reste propre à ceux qui se trouvent à ‘Arafat et ne s’étend pas aux habitants des autres contrées.
Il ajoutait : « Le Prophète ﷺ y a fait allusion dans le hadith rapporté par les auteurs des Sunan : “Le Jour de ‘Arafat, le Jour du Sacrifice et les jours de Minâ sont notre Aïd, à nous Gens de l’Islam.” Il est évident que ce caractère festif concerne les personnes rassemblées là-bas, précisément parce qu’elles s’y trouvent réunies. Allah sait mieux. » ⦗Zâd al-Ma‘âd 2/78-79⦘ (1).
455 – Le jeûne de Muḥarram et des mois sacrés
– Ibn al-Qayyim rapporte : « On interrogea le Prophète ﷺ : “Quel jeûne est le meilleur ?” — “Shaʿbân, en préfiguration et par vénération de Ramadan.” — “Et quelle aumône est la meilleure ?” — “L’aumône de Ramadan”, a rapporté al-Tirmidhî. Dans le Ṣaḥîḥ, on lui demanda : “Quel est le meilleur jeûne après celui de Ramadan ?” Il répondit : “Le mois d’Allah que vous appelez Muḥarram.” — “Et quelle prière est la meilleure après les obligatoires ?” — “La prière au cœur de la nuit.”
Notre shaykh commente : “Il se peut que l’expression ‘le mois d’Allah : Muḥarram’ désigne le tout début de l’année, ou qu’elle englobe l’ensemble des mois sacrés. Allah sait mieux.” » ⦗Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 4/293⦘ (2).