Notre shaykh a retenu la première opinion, parce qu’elle correspond à l’apparence même du hadith ; il a précisé que c’est l’avis de la majorité. Il a ajouté : « Il n’est pas permis de considérer le huitième jour de Shawwâl comme un Aïd, car, de l’avis unanime, ce n’est pas une fête légale et ses pratiques ne sont pas celles d’un Aïd. Allah sait mieux. » ⦗al-Furūʿ 3/108 (5/85-86)⦘ (1).
454 – Sagesse de la prescription consistant à rompre le jeûne, le Jour de ‘Arafat, à ‘Arafat
– Ibn al-Qayyim déclare : « Les savants ont divergé au sujet de la raison pour laquelle il est recommandé de ne pas jeûner, le Jour de ‘Arafat, à ‘Arafat même :
• Un groupe – parmi eux al-Khirqî – affirme que l’on rompt le jeûne afin de disposer de plus de force pour l’invocation.
• D’autres, dont Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya, estiment que ce jour constitue un Aïd pour les pèlerins se tenant à ‘Arafat ; il n’est donc pas souhaitable qu’ils y jeûnent.
Il s’appuie sur le hadith rapporté dans les Sunan : « Le Jour de ‘Arafat, le Jour du Sacrifice et les jours de Minâ sont notre Aïd, à nous Gens de l’Islam. »
Notre shaykh ajoute : « Le Jour de ‘Arafat n’est un Aïd qu’en ce qui concerne les fidèles rassemblés à ‘Arafat ; quant aux habitants des villes, ils ne se réunissent que le Jour du Sacrifice, lequel est donc leur Aïd. » ⦗Zâd al-Ma‘âd 2/61-62⦘.
– Il dit encore : « Plusieurs sagesses ont été avancées pour expliquer qu’il ait rompu le jeûne à ‘Arafat :
• c’est plus propice à l’invocation ;
• rompre le jeûne en voyage est préférable même lorsqu’il s’agit d’une obligation ; à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un jeûne surérogatoire. »