Chapitre de l’intention du jeûne et de ce qui s’y rattache
433 – Le jeûne de Ramadan avec une intention générale :
– Ibn Mufliḥ a dit : « L’auteur du Muḥarrar a estimé que le jeûne est valable lorsqu’on se contente d’une intention globale, car il est impossible de la diriger vers autre chose que l’intention de Ramadan ; on la lui attribue donc afin de ne pas annuler sa résolution ni son acte. En revanche, une intention restreinte à un jeûne surérogatoire, à un vœu ou à autre chose ne suffit pas, puisque la personne entend précisément s’abstenir de jeûner Ramadan : comment cela pourrait-il valoir comme intention de l’accomplir ? Tel est aussi le choix d’al-Khiraqî dans son Commentaire du Muḫtaṣar. Notre shaykh retient la même opinion s’il s’agit d’une personne ignorante ; mais s’il s’agit d’un connaisseur, non. Il illustre cela ainsi : “Quelqu’un remet le dépôt d’un homme en pensant faire une aumône gratuite ; s’il s’avère ensuite que c’était en réalité une dette due, il n’a pas à le lui remettre une seconde fois. Il se contente de lui dire : Ce qui t’est parvenu était en fait la somme que je te devais.” » ⦗al-Furûʿ 3/40-41 (4/454-455)⦘(1).
434 – Manger et boire avec l’intention de jeûner :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Dans al-Rawḍa – et l’idée est reprise ailleurs – : le fait de manger et de boire tout en ayant l’intention du jeûne constitue, selon nous, une intention valable. Notre shaykh exprime la même chose : lorsqu’il prend son dîner, il le prend comme le ferait celui qui projette de jeûner ; c’est pourquoi l’on distingue entre le repas du soir de la nuit de l’Aïd et les dîners des nuits de Ramadan. » ⦗al-Furûʿ 3/42 (4/456)⦘(2).