429 – L’obligation de jeûner pour celui qui n’a pas vu le croissant suppose l’unicité des horizons :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a déclaré que les levers de lune varient, et que tous les spécialistes le reconnaissent. Il a ajouté : si les horizons coïncident, le jeûne devient obligatoire ; dans le cas contraire, il ne l’est pas (1). » ⦗al-Furûʿ 3/13 (4/414)⦘(2).
430 – Celui qui aperçoit seul le croissant de Ramadan alors que son témoignage a été rejeté :
– Ibn Mufliḥ dit : « Quiconque voit à lui seul le croissant de Ramadan et dont la déposition a été repoussée doit tout de même jeûner « w » ainsi que se soumettre au jugement correspondant « w », en raison de la portée générale des textes… Ḥanbal rapporte cependant qu’il ne lui incombe pas de jeûner ; c’est l’avis retenu par notre shaykh, qui ajoute : la même règle vaut pour les autres. » ⦗al-Furûʿ 3/18 (4/421-422)⦘(3).
431 – Celui qui aperçoit seul le croissant de Shawwâl :
– Ibn Mufliḥ écrit : « S’il voit seul le croissant de Shawwâl, il ne rompt pas le jeûne ; tel est le rapport de la majorité (w : h m), d’après le hadith cité plus haut (4), et c’est également l’avis de ʿUmar et ʿÂʾisha. Parce qu’il se peut qu’il se soit trompé ou qu’un doute pèse sur lui, la prudence s’impose. Notre shaykh ajoute : de même, il ne se tient pas seul à ʿArafât ni n’offre le sacrifice rituel à lui seul. Il précise que cette divergence repose sur une question de principe : le terme “croissant” désigne-t-il l’astre qui apparaît dans