le pèlerinage demeure préférable, et tel était l’avis d’Aḥmad. ⦗al-Furûʿ 2/654 (4/386)⦘(1).
426 – Lorsque des biens licites se trouvent mêlés à de l’illicite :
– Ibn Mufliḥ déclare : « Les maîtres ont mentionné, à propos des dirhams,(2) que la piété scrupuleuse (waraʿ) consiste à renoncer à l’ensemble ; or notre shaykh a dit : “Il ne m’apparaît pas que cela relève du waraʿ.” » ⦗al-Furûʿ 2/665 (4/397)⦘(3).
– Il ajoute : « Al-Khallāl rapporte d’Abû Ṭâlib qu’il transmit d’Aḥmad, au sujet de l’huile : “Ce qui me plaît, c’est d’en faire aumône” — cela en dehors des dirhams. Les maîtres, pour la monnaie, ont estimé que la piété scrupuleuse commande de tout abandonner ; et shaykh Taqî ad-Dîn a affirmé qu’il ne lui apparaissait pas que cela relevât du waraʿ. » ⦗al-Âdâb ash-Sharʿiyya 1/473-474⦘(4).
427 – Sens de la parole divine : « Allah n’agrée les œuvres que de la part des pieux » (sourate al-Mâʾida, v. 27) :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Notre shaykh, entre autres, a expliqué : c’est-à-dire sauf de celui qui craint Allah dans son acte, l’accomplit comme ordonné et avec une intention pure. Tel est l’avis des Anciens et des imams. Pour les khârijites et les muʿtazilites : sauf de celui qui évite les grands péchés ; pour les murjiʾites : sauf de celui qui se garde du polythéisme. Et Allah, exalté soit-Il, est plus savant. » ⦗al-Furûʿ 2/666-667 (4/398-399)⦘(5).