Chapitre : Les catégories des ayants droit à la Zakât
et questions connexes
410 – Prendre sur la Zakât pour acheter des livres de science :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Notre shaykh fut interrogé au sujet de celui qui ne dispose pas de quoi acquérir des ouvrages dans lesquels il puisse étudier. Il répondit : “Il lui est permis de prélever sur la Zakât la somme nécessaire pour acheter les livres de science indispensables à l’intérêt de sa religion et de sa vie d’ici-bas.” » ⦗al-Furûʿ 2/587 (4/297)⦘ (1).
411 – Prendre sur la Zakât pour assurer sa subsistance :
– Ibn Mufliḥ écrit : « Celui qui possède, en biens non monétaires, une valeur qui ne couvre pas ses besoins n’est pas considéré comme riche, même si cette valeur est élevée. Ahmad a dit : “Si quelqu’un possède un bien-fonds ou un domaine qu’il loue pour dix mille – ou davantage – sans que ce revenu assure son entretien, c’est-à-dire ne le suffise pas, il peut prendre de la Zakât.
Il déclara encore, à propos d’un homme ayant une sœur que son mari ne prend pas en charge : qu’il lui verse [de la Zakât] ; mais si elle possède (2) des bijoux d’une valeur de cinquante dirhams, alors non.
On lui demanda : un homme possède une culture sur pied, mais n’a pas de quoi la récolter (3) ; peut-il prendre de la Zakât ? Il répondit : oui, il peut en prendre.”
Notre shaykh a ajouté : Relève de la même règle tout ce dont on a besoin pour assurer sa subsistance, même si l’on ne dépense pas la chose elle-même au titre de cette subsistance. » ⦗al-Furûʿ 2/588 (4/299-300)⦘ (4).