Chapitre du statut du rikāz
403 – Ce qui est assimilé au bien enfoui :
Ibn Mufliḥ a dit : « Notre shaykh a rangé, quant au jugement, dans la catégorie du bien enfoui ce qui est découvert à l’air libre dans une ruine antérieure à l’Islam ou sur un chemin inusité. Il s’est appuyé sur le ḥadith de ʿAmr ibn Shuʿayb rapporté par Abû Dâwûd : Qutayba nous a rapporté, al-Layth, d’Ibn ʿAjlân, dʿAmr ibn Shuʿayb, de son père, de son grand-père ʿAbd Allâh ibn ʿAmr ibn al-ʿÂṣ, que le Messager d’Allah ﷺ fut interrogé au sujet des fruits encore suspendus. Il répondit : « Celui qui, poussé par la nécessité, en mange directement sans remplir un pan de son vêtement (1) n’encourt rien ; mais celui qui en emporte quelque chose doit en payer le double à titre d’amende et sera châtié ; et celui qui en dérobe après que le fruit a été rassemblé sur l’aire, lorsque la valeur atteint celle d’un bouclier, encourt la coupe de la main. »
Il fut ensuite interrogé à propos de la luqaṭa (objet perdu). Il dit : « Ce qui est trouvé sur une grande route ou dans un village où les gens se rassemblent, annonce-le pendant un an ; si son propriétaire se présente, rends-le-lui ; sinon, il t’appartient. Quant à ce qui est trouvé dans une ruine… », c’est-à-dire qu’il y est dû, tout comme pour le rikāz, un cinquième…
D’autres que notre shaykh — tels l’auteur d’al-Mughnî et celui du Muḥarrar — ont également tiré de ce ḥadith que ce qui est trouvé dans une ruine préislamique ou sur un chemin non fréquenté est assimilé au bien enfoui, mais à condition qu’il porte un signe distinctif. » [al-Furūʿ 2/498-500 (4/185-189)] (2).