366 – Statut juridique de la patience :
367 – … et du chagrin :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre maître a dit : Les œuvres du cœur – telles que la patience, la confiance (tawakkul), la crainte, l’espérance, et tout ce qui s’y rattache – sont obligatoires, de l’avis unanime des quatre imâms.
Il a ajouté : La Loi n’a jamais prescrit le chagrin ; au contraire, elle l’a proscrit dans plusieurs passages. Même lorsqu’il se rapporte à la religion, on ne blâme ni ne loue quelqu’un pour le seul fait d’être triste. » ⦗al-Furûʿ 2/286 (3/397)⦘ (1).
Voir également ce qui précède sous le numéro 339.
368 – L’agrément envers les décrets divins :
– Ibn al-Qayyim déclare : « Parmi les stations spirituelles découlant de “C’est Toi que nous adorons et c’est de Toi que nous implorons aide” se trouve la station de l’agrément (riḍâ). Les savants s’accordent à dire qu’il est recommandé, et même fortement recommandé. Ils ont divergé sur son caractère obligatoire, adoptant deux avis. J’ai entendu Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya – qu’Allah sanctifie son âme – rapporter ces deux positions chez les disciples d’Aḥmad, et il penchait lui-même pour la simple recommandation.
Il ajouta : Il n’existe pas, au sujet de l’agrément, d’ordre formel comparable à celui qui enjoint la patience ; ce qui est rapporté consiste plutôt en louanges adressées à ceux qui en sont dotés.
Et il dit encore : Quant à la parole souvent citée : « Celui qui ne patiente pas face à Mon épreuve et n’agrée pas Mon décret, qu’il se cherche un autre seigneur que Moi », il s’agit d’un récit israélite qui n’est pas authentiquement attribué au Prophète ﷺ. » ⦗Madârij as-Sâlikîn 2/178⦘ (2).