359 – Construire sur la tombe :
360 – Prier auprès de la tombe :
– Ibn Mufliḥ a dit : « Il est illicite d’y allumer des lampes, d’y ériger une mosquée – qu’elle se trouve au-dessus de la tombe ou entre plusieurs tombes (1). Certains ont même ajouté la conjonction “et”. Notre maître a déclaré qu’il fallait impérativement les enlever ; je ne connais à ce sujet aucune divergence parmi les savants reconnus.
Il a encore précisé que la prière qui s’y accomplit n’est pas valide, selon l’opinion apparente de l’école, en raison de la prohibition et de la malédiction qui la visent ; là-dessus, il n’existe aucun désaccord, puisqu’un seul défunt y repose. Nos condisciples n’ont divergé que concernant un cimetière dépourvu de mosquée : en fixe-t-on la limite à trois tombes, ou bien l’interdiction porte-t-elle déjà sur la prière à proximité d’une tombe isolée ? Deux avis sont rapportés. » ⦗al-Furûʿ 2/273 (3/381)⦘ (2).
361 – Les degrés de la supplication auprès de la tombe :
– Ibn al-Qayyim a rapporté : « Notre maître – qu’Allah sanctifie son âme – a expliqué que ces pratiques innovées aux abords des tombes se classent en plusieurs degrés.
Le plus éloigné de la voie révélée consiste à solliciter le défunt pour la satisfaction de ses besoins et à implorer son secours, comme le font de nombreuses personnes.
Il a ajouté : Ces gens-là sont du même acabit que les adorateurs d’idoles ; c’est pourquoi il arrive que le démon se manifeste à eux sous l’apparence du mort ou d’un absent, tout comme il se manifeste aux idolâtres. Ce phénomène se rencontre chez les mécréants parmi les polythéistes et les Gens du Livre : l’un d’eux invoque celui qu’il vénère, et parfois Satan lui apparaît, allant jusqu’à lui communiquer certaines choses de l’invisible. Relèvent également de ces actes le fait de se prosterner devant la tombe, de s’y frotter et de l’embrasser. » (3)