de s’adresser à une créature, il est donc plus encore recommandé de l’offrir avant de se présenter devant Allah lors de la prière ou de l’invocation. Aussi certains pieux prédécesseurs, lorsqu’ils le pouvaient, donnaient l’aumône juste avant la prière et la supplication, estimant qu’ils mettaient ainsi en pratique cette priorité.
J’ai vu Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya s’employer à cet acte chaque fois qu’il le pouvait ; je l’ai interrogé à son sujet et il m’a justement exposé cette remarque et cette allusion. [Miftâḥ Dâr al-Saʿâda 2/387]
Il ajouta encore : « J’ai également observé Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya — qu’Allah sanctifie son âme — lorsqu’il sortait pour la prière du vendredi : il prenait ce qu’il trouvait dans la maison, du pain ou autre, et le distribuait secrètement en aumône sur le chemin. Je l’ai entendu dire : “Si Allah nous a ordonné l’aumône avant de nous adresser au Messager d’Allah ﷺ, l’aumône avant de nous adresser à Lui, Exalté soit-Il, est encore plus méritoire et plus digne d’excellence.” » [Zâd al-Maʿâd 1/407]
323 – L’intention d’iʿtikâf pour celui qui se rend à la mosquée :
Ibn Mufliḥ déclare : « Il convient à celui qui se dirige vers la mosquée de formuler l’intention d’iʿtikâf ; notre shaykh ne l’a toutefois pas retenu. Nous y reviendrons (1) à la fin du chapitre sur l’iʿtikâf. » [al-Furūʿ 2/136 (3/198)] (2).