Selon une autre version rapportée d’Aḥmad : « Mais si, deux rakʿa », avis adopté par Ibn ʿAqil ; selon une troisième, il s’agit de quatre rakʿa (W : H Sh). Notre shaykh précise que c’est également l’opinion d’un groupe de nos condisciples… Aḥmad estimait préférable que l’imâm renonce à ce qu’il tient pour plus méritoire afin de ménager les fidèles qui prient derrière lui ; notre shaykh souscrit à cette vue.
Il ajoute : si l’imâm dispose d’une autorité telle que les fidèles le suivraient, la sunna reste prioritaire.
Il poursuit : il arrive que l’on privilégie ce qui, à l’origine, est moins méritoire, comme lorsque ʿUmar récita à voix haute la supplication d’ouverture (istiftāḥ) afin d’enseigner la sunna, ou encore lorsque Ibn ʿAbbâs fit la lecture à voix haute lors de la prière funéraire. [al-Furūʿ 2/130 (3/190-191)] (1).
320 – La prière à l’heure du zénith le vendredi :
Voir supra, n° 264.
321 – La sunna râtiba qui suit la prière du vendredi :
Ibn al-Qayyim écrit : « Lorsque le Messager d’Allah ﷺ avait accompli la prière du vendredi, il rentrait chez lui et priait deux rakʿa qui en constituent la sunna ; il ordonnait aussi à celui qui venait de la célébrer d’accomplir ensuite quatre rakʿa.
Notre shaykh Abû al-ʿAbbâs Ibn Taymiyya dit : s’il les accomplit à la mosquée, qu’il en prie quatre, et s’il les accomplit chez lui, qu’il en prie deux. » [Zâd al-Maʿâd 1/440] (2).
322 – L’aumône donnée avant la prière le vendredi :
Ibn al-Qayyim déclare : « … Ainsi, l’abrogation de l’obligation de donner l’aumône avant de s’adresser au Messager ﷺ n’a pas annulé la règle dans son ensemble ; seule son caractère obligatoire a disparu, tandis que sa recommandation demeure, de même que l’exhortation à la pratiquer. Cette indication laisse entendre que, lorsque l’aumône est recommandée avant… »