et notre shaykh a ajouté : « Élever la voix devant certains prédicateurs est, d’un commun accord, soit réprouvé, soit interdit. » ⦗al-Furûʿ 2/125 (3/184)⦘ (1).
317 – Ce qu’il est recommandé de réciter à l’aube du vendredi et la sagesse qui s’y rattache :
318 – Le fait de rechercher, dans cette prière, la récitation d’une sourate comportant une prosternation autre que la sourate « as-Sajda » :
– Ibn al-Qayyim a dit : « J’ai entendu Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya déclarer : si le Prophète ﷺ récitait ces deux sourates à l’aube du vendredi, c’est parce qu’elles renferment l’évocation de ce qui s’est produit et de ce qui se produira ce jour-là. Elles mentionnent en effet la création d’Adam, la Résurrection et le rassemblement des serviteurs, réalités qui interviendront un vendredi. Le fait de les réciter ce jour-ci rappelle donc à la communauté ce qui s’y est passé et ce qui s’y passera. Quant à la prosternation qu’elles contiennent, elle vient à titre accessoire : elle n’est pas la visée première, si bien que le fidèle ne doit pas choisir délibérément ces sourates uniquement pour obtenir la prosternation à l’endroit où elle survient. Il s’agit là d’une particularité propre au jour du vendredi. » ⦗Zâd al-Maʿâd 1/375⦘.
– Ibn Muflih a dit : « À l’aube de ce jour (2), on récite, pour la première rakʿa, “Alif Lâm Mîm as-Sajda” M (sourate as-Sajda, n° 32), et, pour la seconde, “Hal Atâ” M (sourate al-Insân, n° 76). Notre shaykh explique que ces deux sourates évoquent le commencement de la création des cieux et de la terre, puis la création de l’homme, jusqu’à son entrée au Paradis ou en Enfer. » ⦗al-Furûʿ 2/129 (3/189)⦘.
– Il a ajouté : « Notre shaykh estime qu’il est déconseillé de rechercher délibérément la récitation d’une sourate à prosternation autre que celle-ci ; la sunna est de la réciter jusqu’au bout. » ⦗al-Furûʿ 2/130 (3/190)⦘ (3).