• Parmi les traits les plus marquants qui distinguent les citations du grand savant Ibn al-Qayyim au sujet du Shaykh, il y a le fait que, pour beaucoup d’entre elles, Ibn al-Qayyim les a reçues de vive voix. Aussi lit-on fréquemment :
– « J’ai entendu Shaykh al-Islâm exposer telle question » (voir : p. 88, 89, 90, 136, 140, 164, 170, 183, 184, 185, 191, 192, 210, 217, 226, 250, 253).
– Ou : « J’ai interrogé Shaykh al-Islâm à propos de telle question » (voir : p. 152, 246).
– Ou encore : « Notre maître m’a dit ceci » (voir : p. 160, 213).
Il lui arrive parfois de relater les discussions savantes qui se déroulèrent entre lui et son maître à propos de certaines questions (voir : p. 304, 730-733).
Parfois, dans ce qu’il rapporte du Shaykh, il combine ce qu’il a trouvé dans ses ouvrages avec ce qu’il a entendu de lui lors des cours (voir : p. 57-58, 132).
Il mentionne aussi à l’occasion que le Shaykh a rendu telle fatwa, qu’elle fut contestée par certains et qu’il leur a répondu de telle manière (voir : p. 307).
Je ne l’ai vu mentionner un intermédiaire entre lui et son Shaykh qu’en un seul passage (p. 163), où il dit : « Il m’est parvenu de notre maître que… »
Un autre aspect distinctif des transmissions d’Ibn al-Qayyim est le soin qu’il apporte à rapporter les principes et les fondements méthodologiques établis par le Shaykh — qu’Allah lui fasse miséricorde.
De plus, lorsqu’il restitue les propos du Shaykh d’après le sens, il les présente dans un style littéraire élégant, en y ajoutant parfois de sa main quelques éclaircissements révélateurs.