309 – Franchir les rangs :
Ibn Muflih a dit : « Il est répréhensible d’enjamber quelqu’un, et cet acte a même été déclaré illicite dans an-Naṣîḥa, al-Muntaḫab, par Abū al-Maʿālī ainsi que par notre shaykh. » [al-Furūʿ 2/105 (3/160)].
Il déclara encore : « Shaykh Taqī ad-Dīn a affirmé que nul n’est autorisé à passer au-dessus des fidèles pour entrer dans le rang lorsqu’aucun espace ne s’ouvre devant lui, que ce soit le vendredi ou un autre jour ; c’est là une injustice et une transgression des limites qu’Allah a fixées. Il a ensuite étayé son propos par le hadith relatif à ce sujet. » [an-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/145] (1).
310 – Déployer un tapis de prière le jour du vendredi :
Ibn Muflih a dit : « À propos de celui qui étale un tapis de prière, deux avis existent quant au droit qu’aurait un autre de le retirer. Certains ajoutent : s’il doit le franchir, qu’il l’enlève et ne prie pas dessus. Dans ar-Riʿāya, l’avis préférentiel est qu’il est blâmé de s’asseoir dessus, tandis que l’auteur du Muḥarrar et d’autres en ont tranché pour l’interdiction. Il s’ensuit que, si le retirer est illicite, il est alors permis de l’étendre ; autrement, cela reste simplement réprouvé. Notre shaykh, pour sa part, a statué sans restriction qu’il n’a pas le droit de l’étaler. » [al-Furūʿ 2/108-109 (3/163-164)] (2).
311 – Ouvrir la ḫutba du vendredi par la louange :
Ibn al-Qayyim a dit : « Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — ne prononçait aucun sermon sans le commencer par la louange d’Allah. Quant à l’opinion de nombreux juristes selon laquelle on entame le sermon d’istisqâʾ (la demande de pluie) par l’istighfâr (la demande de pardon) et celui des deux fêtes par le takbîr (la proclamation « Allahu akbar »), ils ne disposent à ce sujet d’aucune Sunna authentique provenant du Prophète, absolument aucune ; bien au contraire, sa pratique démontre qu’il convient d’ouvrir tous les sermons par la louange d’Allah. »