à ʿArafât, le considérant comme faisant partie intégrante du rite, si bien que, selon lui, l’état de voyage n’a aucune incidence en la matière.
Aḥmad, Mâlik et al-Shâfiʿî, quant à eux, en ont attribué la raison au voyage ; puis leurs avis se sont divisés :
– al-Shâfiʿî et Aḥmad — d’après l’une des versions qui lui sont rapportées — ont restreint l’effet à un voyage long et ne l’ont pas autorisé aux habitants de La Mecque ;
– Mâlik et Aḥmad — selon une autre version — ont, pour leur part, permis aux Mecquois la combinaison et le raccourcissement à ʿArafât ; c’est également l’avis choisi par notre shaykh et par Abû al-Khaṭṭâb dans son ouvrage « al-ʿIbādāt ».
Par la suite, notre shaykh a généralisé cette règle et en a fait un principe permettant le raccourcissement et la combinaison aussi bien dans les voyages longs que dans les courts, conformément à l’opinion de nombreux prédécesseurs pieux, tandis que Mâlik et Abû al-Khaṭṭâb l’ont limitée aux seuls habitants de La Mecque. [Zād al-Maʿād 1/481]
Ibn Muflih a dit : « La prière à ʿArafât et à Muzdalifah suit la même règle que les autres ; tel est le texte explicite [de l’imâm], et c’est l’opinion retenue par la majorité (w : sh). Abû al-Khaṭṭâb, dans son “al-ʿIbādāt”, ainsi que notre shaykh ont, eux, opté pour la combinaison et le raccourcissement de façon absolue (1) (w : m), tandis que, dans la version la plus répandue d’Aḥmad, seule la combinaison est prescrite. » [al-Furūʿ 2/74 (3/115)] (2)