Chapitre de la prière du voyageur
296 – Le voyage entrepris pour la détente ou le divertissement
– Ibn Mufliḥ dit : « Celui qui entame un voyage licite – «wa: m sh» – et, selon l’avis le plus solide, lorsque ce but licite constitue la plus grande part de son intention ; d’aucuns ajoutent : ou s’il transforme un voyage initialement permis en voyage interdit, ou inversement, comme lorsqu’il se repent, pourvu qu’il lui reste encore la distance réglementaire permettant le qasr (raccourcissement de la prière) – c’est l’opinion la plus correcte. Ibn al-Jawzî affirme quant à lui : même si ce n’est pas le cas. Il est également rapporté d’Ahmad qu’est considéré comme licite tout voyage qui n’a pas pour but la simple détente ni la promenade ; telle est l’option retenue par Abû al-Maʿâlî, car il s’agit d’un divertissement sans intérêt ni nécessité, bien que les juristes aient clairement déclaré que ce type de voyage reste autorisé. Nous avons déjà mentionné (1), dans le chapitre de l’essuyage, la parole de notre shaykh indiquant que ce voyage est réprouvé. » [al-Furūʿ 2/54 (3/80)] (2).
297 – Le type de voyage dans lequel seul le raccourcissement est autorisé
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Al-Mughnî affirme que la preuve penche en faveur de ceux qui permettent le qasr dans tout voyage, pourvu qu’il ne contredise pas un consensus, et c’est également l’avis retenu par notre shaykh (3). Il ajoute : si l’on doit absolument fixer une distance, la meilleure estimation est celle d’un barîd (4). Il a tenu le même propos concernant le voyage accompli pour une désobéissance, et Ibn ʿAqîl l’a aussi préféré en certains passages – «m sh» – comme pour l’autorisation de manger de la bête morte dans un tel voyage (5). » [al-Furūʿ 2/57 (3/85)].
Voir encore : les propos d’Ibn al-Qayyim à la question n° 305 et ceux d’Ibn Mufliḥ à la question n° 112.