Chapitre : La place des fidèles dans la prière collective
288 – Prier devant l’imâm :
– Ibn al-Qayyim a dit : « Lorsqu’il ne lui est possible de prier avec la congrégation qu’en se tenant devant l’imâm, qu’il prie donc devant lui et sa prière est valable. Ces deux avis (1) existent dans l’école d’Ahmad, et c’est l’option retenue par notre Shaykh – qu’Allah lui fasse miséricorde. » [Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 2/41].
– Ibn Mufliḥ a dit : « Il est recommandé aux fidèles de se placer derrière l’imâm, et il n’est pas valide de se tenir devant lui depuis le takbîr d’ouverture et au-delà, car ce n’est, en aucune circonstance, un emplacement approprié. Notre Shaykh a toutefois rapporté un autre avis : c’est réprouvé mais valable (w : m) – l’intention étant qu’il reste possible de suivre l’imâm –, et cet avis se défend. Certains ont encore dit : la prière du vendredi et assimilées est valable, en cas d’empêchement, et c’est l’opinion retenue par notre Shaykh. Il a ajouté : celui qui, sans excuse, tarde puis, à l’appel, vient prier devant l’imâm sera sanctionné d’une peine disciplinaire (2). » [Al-Furūʿ 2/28 (3/37)].
– Il dit encore : « Shaykh Taqî ad-Dîn déclare qu’il existe, dans l’école d’Ahmad et ailleurs, l’opinion selon laquelle la prière du maʾmûm est valable devant l’imâm lorsqu’il y a un empêchement, et non en l’absence d’empêchement. Il ajoute : “C’est l’avis le plus équitable et le plus solide, adopté par un groupe de savants ; en effet, s’abstenir de devancer l’imâm n’est, au plus, qu’une obligation relevant de la prière collective ; or toutes les obligations tombent en cas d’empêchement, même celles qui touchent à l’essence même de la prière ; à plus forte raison celles qui ne concernent que la prière en commun.” Fin de citation. » [Al-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/112-113].