Chapitre de l’imâma
278 – Celui qui a le plus droit à l’imâma :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « D’après le sens apparent des propos d’Aḥmad, la priorité revient d’abord au plus ancien, puis au plus âgé, puis au plus noble par le lignage. Ibn Ḥāmid, pour sa part, affirme : le plus noble, puis le plus ancien, puis le plus âgé, tandis qu’al-Muqniʿ présente l’ordre inverse. L’antériorité dans l’islam est assimilée à la précocité dans l’émigration (hijra) ; viennent ensuite le plus pieux, puis le plus scrupuleux – certains estiment qu’ils précèdent le plus noble – ; puis, selon une version, le choix de la congrégation, et selon une autre, le tirage au sort. D’autres soutiennent que l’on fait passer avant ces deux derniers celui qui assume l’entretien de la mosquée ; al-Fuṣūl tranche ainsi et ajoute : ou bien on le préfère même à la congrégation qui s’y réunit. Notre Maître n’a accordé aucune priorité fondée sur le lignage et il rapporte la même position d’Aḥmad, d’Abû Ḥanîfa et de Mâlik. » [Al-Furūʿ 2/4-5 (3/5-7)] (1).
279 – Le plus ancien en hijra :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Shaykh Taqî ad-Dîn – après avoir cité cette parole du Prophète ﷺ : “Le Muhâjir est celui qui délaisse ce qu’Allah a interdit” – a dit : celui qui a devancé les autres en abandonnant les péchés par le repentir est le plus ancien en hijra et c’est donc lui que l’on fait passer en premier pour diriger la prière. » [An-Nukat ʿalâ al-Muḥarrar 1/109] (2).
280 – Lorsque la clause posée par le fondateur d’un waqf contredit l’ordre de priorité prescrit par la Loi :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Maître a dit : il faut faire passer avant tous celui qu’Allah et Son Messager ont placé en priorité, même si la clause du fondateur du waqf énonce le contraire ; on ne tient donc aucun compte d’une condition qui contredit celle d’Allah et de Son Messager. » [Al-Furūʿ 2/8 (3/11-12)] (3).