Chapitre : La prière en congrégation
266 – La récompense de celui qui prie seul
– Ibn Mufliḥ déclare : « La prière en congrégation est obligatoire (1), tel est l’avis qu’il a clairement énoncé. Ainsi, si quelqu’un prie seul, sa récompense n’est pas amoindrie lorsqu’il dispose d’une excuse ; s’il n’en a pas, sa prière demeure tout de même méritoire. Cette conclusion contredit Abû al-Khattâb et d’autres pour le premier point (2), ainsi que ce qu’il rapporte de nos condisciples pour le second… Notre maître a retenu, comme Abû al-Khattâb, l’avis suivant : celui qui a pour habitude de prier isolément sans excuse voit sa récompense incomplète ; à défaut, elle est entière (3).
Il dit encore dans « Aṣ-Ṣârim al-Maslûl » : le ḥadith qui stipule la supériorité vise la personne excusée à qui il est permis de prier seule, conformément à la parole du Prophète — que les bénédictions et la paix de Dieu soient sur lui : « La prière de l’homme assis équivaut à la moitié (de la récompense), et celle de l’homme couché à la moitié (de celle qui se fait assis). » Le texte vise bien l’excusé, comme dans le récit où il sortit alors qu’ils étaient atteints de fièvre et priaient assis ; c’est à cette occasion qu’il prononça ces paroles (4)…
Notre maître a également mentionné en plusieurs endroits que celui qui prie assis pour une excuse obtient la même récompense que celui qui prie debout (5).
Voir aussi supra n° 255 et infra n° 293.