, voire trente-six ; et il n’y a aucun inconvénient à aller au-delà[1]. Imâm Aḥmad l’a affirmé sans détour et a déclaré : « Sur ce point, les versions rapportées sont diverses. » Il n’a donc pas tranché. Notre Shaykh a dit : « Tous ces nombres, ou bien onze, ou treize, sont acceptables, comme l’a indiqué Aḥmad, parce qu’aucun chiffre précis n’a été fixé ; on augmente ou on réduit donc les rakʿas selon la longueur ou la brièveté de la station debout. » [Al-Furūʿ 1/546 (2/372)].
Il a ajouté : « Aḥmad a dit : “Il n’y a pas de mal à dépasser les vingt rakʿas[2].” Shaykh Taqī al-Dīn a tenu le même propos : rien de tout cela n’est répréhensible, et plusieurs imams — Aḥmad entre autres — l’ont explicitement permis. Il a ajouté : “Ce qui est préférable varie selon l’état des fidèles ; s’ils peuvent supporter un long temps de station, dix rakʿas suivies de trois constituent la meilleure option ; s’ils ne le peuvent pas, il vaut mieux en accomplir vingt.” » [Al-Nukat ʿalā al-Muḥarrar 1/90][3].
246 – Accomplir la tarāwīḥ avant la prière du ʿishāʾ
Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Shaykh a dit : Celui qui l’accomplit avant le ʿishāʾ suit la voie des novateurs et s’oppose à la Sunna. » [Al-Furūʿ 1/547 (2/373)][4].