à la prière qui y est accomplie (1), et c’est également l’avis de Notre Maître (2), lequel le rapporte de la majorité des savants, en raison du ḥadith. » [al-Furūʿ 1/528 (2/346)] (3).
236 – La prééminence des œuvres varie selon les personnes
Ibn Muflih – après avoir exposé la divergence touchant la supériorité de certaines œuvres sur d’autres – déclare : « Notre Maître (4) a choisi l’avis selon lequel chaque acte est évalué en fonction de la personne qui l’accomplit, et que l’évocation (dhikr) faite avec un cœur présent est meilleure que la récitation dépourvue de recueillement (5). Tel est aussi le sens des propos d’Ibn al-Jawzī, lorsqu’il affirme : “La voie la plus juste consiste à chercher ce qui purifie le cœur et le dispose au rappel et à l’intimité, puis à s’y attacher.”
Et, dans la réfutation rédigée par Notre Maître à l’encontre du rāfiḍī – après avoir mentionné qu’Aḥmad jugeait le djihad supérieur, aš-Šāfiʿī la prière, et Abū Ḥanīfa ainsi que Mālik la science – il ajoute : « L’examen approfondi montre que chacun de ces deux autres domaines est indispensable, et il se peut que chacun d’eux soit le plus méritoire selon la circonstance, comme l’ont montré l’action du Prophète ﷺ et de ses califes bien guidés – qu'Allah soit satisfait d'elle –, suivant le besoin et l’intérêt. » [al-Furūʿ 1/531 (2/350-351)] (6).