Chapitre des prières surérogatoires
228 – Les surérogations corporelles les plus méritoires ;
229 – Le mérite des œuvres accomplies durant les dix jours de Dhul-Hijjah ;
230 – Et le meilleur des jours : le Jour du Sacrifice.
Ibn Muflih rapporte :
« Notre Maître a dit : Consacrer les dix jours de Dhul-Hijjah à l’adoration, de jour comme de nuit, vaut mieux qu’un jihâd qui n’aurait pas coûté la vie ni les biens de son auteur ; dans les autres cas, cette dévotion lui est simplement équivalente. Cela s’appuie sur les traditions authentiques et bien connues – qu’Aḥmad a notamment rapportées –, et c’est sans doute ce qu’entendaient d’autres savants. Il a encore dit : sur la frontière, l’acte le plus méritoire consiste à manier l’arc et la lance ; ailleurs, l’œuvre qui en tient lieu obtient le même mérite. »
Il ajoute encore :
« Le shaykh Taqî ad-Dîn a dit : on affirme que les jours des dix de Dhul-Hijjah sont supérieurs aux jours des dix dernières nuits de Ramadan, tandis que les nuits de ces dernières surpassent celles de Dhul-Hijjah ; on dit aussi que l’ensemble des dix de Dhul-Hijjah l’emporte sur l’ensemble des dix dernières de Ramadan – et c’est, selon lui, l’avis le plus évident.
Le Jour du Sacrifice fait partie intégrante des dix de Dhul-Hijjah ; c’est ce qu’ont explicitement déclaré, entre autres, le shaykh Wagîh ad-Dîn Ibn al-Munjâ et l’auteur du Sharḥ al-Hidâya, lequel précise que c’est le jour le plus éminent. Son petit-fils, le shaykh Taqî ad-Dîn, rappelle de même dans « Aqsâm al-Qurʾân » que le meilleur des jours est bien le Jour du Sacrifice. »