Chapitre de la prosternation de distraction
223 – Les règles de la prosternation de distraction sont celles de la prière :
Voir supra n° 221.
224 – Celui qui doute du nombre de rakʿas :
– Ibn Muflih dit : « Celui qui hésite sur le nombre de rakʿas s’en tient à la certitude ; tel est l’avis retenu par la majorité … On rapporte aussi d’Aḥmad qu’il se base sur ce qu’il juge le plus probable « W : H », et il ajouta : celui chez qui le doute apparaît pour la première fois recommence la prière ; c’est l’opinion adoptée par Notre Maître (1). Il a déclaré : “C’est là la règle dans la plupart des questions cultuelles, et l’on tient le même propos pour le tawāf, le saʿy, la lapidation des jamarāt et autres rites.” » [Al-Furūʿ 1/513 (2/326)] (2).
225 – Moment et statut juridique de la prosternation de distraction :
– Ibn Muflih dit : « Le moment où l’on accomplit la prosternation de distraction – à titre recommandé – a été mentionné par le Qāḍī et Abū al-Khaṭṭāb et affirmé catégoriquement par l’auteur du Muḥarrar et d’autres … Certains, toutefois, la tiennent pour obligatoire ; c’est l’avis préféré par Notre Maître (3), et les propos d’Aḥmad l’appuient … Elle se fait avant le salām (4), sauf si l’orant a prononcé le salām par oubli d’une partie de la prière ou s’il a suivi ce qu’il estimait le plus probable. Tel est l’avis de l’école. La plupart des auteurs évoquent l’omission de façon générale, tandis que l’auteur du Khilāf, du Muḥarrar et d’autres précisent : l’omission d’une rakʿa ; sinon, on se prosterne avant le salām. Aḥmad l’a énoncé explicitement, et… "